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Jeûne ou pas jeûne ?

Effet de mode ou véritable thérapie, le jeûne fait de plus en plus adeptes. Pour beaucoup, c’est « LA » solution detox. Mais est-ce vraiment bon pour la santé ?



La définition du Larousse est claire. Le jeûne est un « arrêt total de l'alimentation, avec maintien ou non de la consommation d'eau ». Son synonyme est le mot « diète ». Lorsqu’il est volontaire, le jeûne (de l’eau et rien d’autre, ou éventuellement complété par des boissons de type jus de légumes et/ou de fruits) a pour but de purifier l’organisme. Il vise à faire du bien. Parfois, l’objectif recherché est la perte de poids. 

Mais que se passe-t-il lorsque nous privons notre organisme de nutriments et d’énergie (mais pas d’eau) ?

Le 1e jour, l’organisme épuise ses réserves de sucre sanguin et hépathique (glycogène dans le foie). 
Dès le 2ème jour, l’organisme puise dans ses réserves de muscles, de quoi produire des calories. Les muscles fondent ! Heureusement, le processus est facilement réversible chez les jeunes, difficiles chez les plus de 60 – 70 ans. 
Entre le 2ème et le 5ème jour, l’adaptation de l’organisme occasionne des symptômes désagréables : grande fatigue, mauvaise haleine, langue pâteuse, migraines et nausées, hypotension (risque de malaise)…
Une fois que les corps cétoniques sont produits, ils rendent euphorique : le moral est dopé. En général, la sensation de faim est bien supportée. Mais des envies irrépréhensibles de manger peuvent survenir facilement à la vue d’aliments. Ce sont, avec la grande fatigue, les deux éléments les plus difficiles à supporter. Bref notre organisme est adapté au jeûne, même si cela le bouscule un peu … 

Les objectifs sont-ils atteints par rapport ce que l’on voudrait en attendre ?

• Pour se purifier ?

Nos organes émonctoires (rein, foie, intestin, peau, poumons) travaillent en permanence. Quand ils se sentent débordés, l’organisme sait nous dire « stop » : baisse de l’appétit, rassasiement raccourci, appétence pour des aliments frais. Nous le mettons au repos naturellement, sauf lorsque cela n’est pas possible socialement (fêtes de fin d’année, vacances en bande…).

• Pour perdre du poids ?

La perte de poids rapide ne se comptabilise pas uniquement sur la masse grasse, mais aussi sur la masse musculaire, le contenu intestinal, la masse hydrique (si les apports hydriques ont été insuffisants). Elle est temporaire. La reprise d’une alimentation normale doit s’effectuer de manière progressive. Sans forcer. Dans la majorité des cas, le poids perdu est intégralement repris.

• Pour se faire du bien ?

Jeûner est une façon de se recentrer sur soi, d’être à la fois dans le contrôle et le lâcher prise, d’apprendre à tolérer sa faim, de prendre un temps de réflexion sur ce que l’on mange. Cela peut aider à initier une nouvelle façon de s’alimenter.

Pourquoi privilégier le jeûne de (très) courte durée ? 

Le jeûne de courte durée (24 h, 48 h maxi) est plus respectueux de l’organisme. Plus long, l’organisme puisera dans sa masse musculaire. Il est réservé aux adultes de moins de 60 ou 70 ans en bonne santé. A proscrire chez les femmes enceintes et allaitantes. La prise de médicaments pour traiter un diabète, une hypertension, une pathologie cardiaque, n’est pas compatible avec le jeûne. Quant aux effets bénéfiques du jeûne sur l’efficacité d’une chimiothérapie, les résultats des études encore trop peu nombreuses sont soumis à controverse. Le principal risque nutritionnel lors d’un cancer est celui de la dénutrition. Donc attention au contraire à veiller à bien s’alimenter !

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